27/01/2011

Court-circuitons gaiement ! réunion du 13 septembre

Réunion du 13 septembre

 

Il fait beau mais un peu froid. Par grappes les invités arrivent à la ferme puis se dirigent vers la salle qu’Anne-Françoise a mis à notre disposition et que Rose a préparée pour nous. Sont représentés des instances officielles (CER, MCFA, ADL, GAL) mais aussi de petits producteurs de la région :

 

Marie-Jeanne et Pascale représentent le Pré Gourmand qui a mis en culture un hectare de terre à Heure (commune de Somme-Leuze). Elles s’occupent de cela à deux et fournissent 30 paniers bio soit aux abonnés, soit aux magasins bio de Méan, Nettine et Marche (9 grains d’or). Leur production vise surtout les légumes oubliés. Marie-Jeanne travaille au projet comme bénévole ; elle est en passe d’être engagée sous contrat. 

Françoise Lespagnard et Martine Quirynen représentent un groupe de fromagères dont la plupart se situent dans les communes d’Erezée-Durbuy. Françoise tient des chambres d’hôtes au château de Fisenne. Elle tient quelques bêtes mais ne trait pas. Martine est fermière à Blier dans une exploitation de vaches laitières (elle tient également un gîte à la ferme). Il n’y a pas de successeur pour la reprise de la ferme. Françoise tient à parler de produits naturels et non bio – terme qui lui inspire ne certaine méfiance. Le projet mis sur pied est celui d’une coopérative et d’une fromagerie installée au château de Fisenne.

Anne-Françoise Georges a repris la ferme familiale en 2001. Il y a presque 5 ans, a germé chez elle le désir de faire autrement : le fait d’être enceinte de Lucie lui interdisait moralement de continuer à pulvériser et traiter les cultures comme on le faisait avant. Elle décide de passer en bio et découvre une toute autre manière de procéder. Ce qu’elle apprécie beaucoup, c’est le compagnonnage qui règne entre agriculteurs bio (tout le monde apprend de tout le monde) au sein de l’UNAB. Pour ce qui est de l’élevage, il n’y a pas de grande différence avec l’élevage traditionnel si ce n’est l’abandon du BBB (à cause des césariennes) au profit des blondes d’Aquitaine (ndlr : d’où le nom de notre association).

Anne-Françoise aimerait instaurer un circuit-court pour la viande qu’elle produit. Elle regrette qu’aujourd’hui il faille aller jusque Bastogne dans une structure impersonnelle pour faire abattre des bêtes qu’elle tue pour elle.

Viviane Maillen et Anne Walhain sont fermières à Aye et à Tavy. Elles ont suivi une formation de fromagères et vont à Ciney faire le fromage une fois par semaine. Elles tiennent un point de vente à la ferme le vendredi. Le fait de vendre elles-mêmes leur tient fort à cœur.   

 

Après un long tour de table, je présente alors les différentes pistes existant en Belgique ou en France.D’abord ce qui existe déjà à savoir les points de vente à la ferrne : lait frais à Bourdon, à Waha, huile de colza à Waha, boucherie à la ferme à Septon, fromageries (voir plus haut), pain bio, beurre et glaces à Rendeux, etc … .  

 

Le GAC (ou groupement d’achat collectif) rassemble un nombre de consommateurs intéressés autour de producteurs. Il fonctionne le plus souvent sous forme d’a.s.b.l. et permet des contacts entre producteurs et consommateurs. Cela représente un travail de concertation important (commandes, gestion des rencontres, etc …) mais tout le monde en sort gagnant (aucun intermédiaire, richesse des contacts justement)

 

L’AMAP (ou association pour le maintien de l’agriculture paysanne) existe surtout en France. Il s’agit aussi d’une organisation du type a.s.b.l. qui « parraine » un agriculteur et lui vient en aide (par exemple pour l’entretien de ses cultures ou l’écoulement de ses produits). Il s’agit d’un lien plus fort et d’un soutien plus conséquent qui lie les deux parties. Par exemple, le consommateur s’engage à payer d’avance une somme de x euros par mois même si la récolte n’est pas fameuse ; l’agriculteur lui s’engage à ne pas augmenter ses prix et discute avec ses membres des fruits ou des légumes à mettre la saison suivante.

LA GUILDE est une association large (ce projet existe en Hainaut et regroupe des commerces montois et des agriculteurs de la région du Pays des Collines) : il s’agit d’une charte qui s’engage unilatéralement à respecter certains aspects. Il n’y a pas de contrôle ou de certification. Avec l’aide du Fond CERA, ils ont publié un petit bottin qu’on trouve un peu partout.

Le commerce équitable. En Belgique , il existe un réseau bien structuré de magasins intéressés par les produits bio. Les écoles sont aussi souvent des relais intéressants (magasins JM).

 

A midi et demi, il est décidé d’une prochaine réunion le JEUDI 30 SEPTEMBRE à 20 heures à la Maison de la Culture de Marche.  Il est l’heure de manger. Voici le menu:

   

 

Apéritif : vin de noix ou jus d’orange équitable

Entrée : Petite soupe du pays d’Eugies (panais et courgette)

Tartines de pain d’épeautre (bio), charcuterie de la boucherie Pétry, fromages du Gerny et du pays de Fisenne, miel de Hollogne, choco OXFAM, confiture d’Eugies (figues, sureau)

Dessert : gâteau délicieux de chez Poncelet (qui vend le pain bio) en l’honneur de Dominique dont c’était l’anniversaire.

 

Rapporteur : Didier Georges ; secrétaire de l’asbl « Au pré de mes blondes »

22:07 Écrit par Didier Georges | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

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Écrit par : www.pneus4x4.org | 05/10/2012

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